Les syndicats de Coca-Cola en Afrique intensifient leur coopération

Les délégués des syndicats de Coca-Cola en provenance de l'Afrique du Sud, du Bénin, du Ghana, du Malawi, du Mozambique, de la Namibie, du Niger, du Nigeria, de la Tanzanie, du Togo et de la Zambie se sont rencontrés du 12 au 14 Mars 2009 à Johannesbourg, Afrique du Sud pour échanger sur les succès obtenus et les défis que rencontrent les syndicats du système de coca-cola en Afrique et de l'intégration des syndicats africains dans l'alliance mondiale de Coca-Cola.

Que ce soit en plénière ou dans les travaux de groupes les délégués ont exprimé de façon forte la nécessité de renforcer les échanges d'information et d'expériences surtout celles relatives au domaine de la grille salariale, ou les tentatives des directions d'exclure certaines catégories de travailleurs des activités syndicales. Il ont aussi développé des canaux de communication devant leur permettre de garder le contact après la conférence.

Le thème principal de cette conférence a porté sur les problèmes relatifs à la sous traitance et à la précarisation de l'emploi. Des études de cas ont montré que dans certaines localités près de 50% de la force de travail est utilisée dans des conditions d'irrégularité absolue telles que le travail temporaire qui dure plusieurs années, l'embauche par le recours aux agences de placement ou de la sous traitance. Comme résultats, les travailleurs sous traités ont des salaires inférieurs et misérables et n'ont aucun avantage ni une assurance maladie et particulièrement la prise en compte par les programmes de prévention et de lutte contre le VIH/SIDA.

Les délégués ont discuté de façon intensive des questions de stratégie pour faire réculer la sous traitance et ils ont également adopté le catalogue de revendication de l'alliance mondiale des travailleurs de Coca-Cola mise en place par l'UITA .

Le travail précaire a été aussi l'objet principal de la discussion que les participants ont eu avec le Directeur Général de l'usine de mise en cannettes de coca-cola de Wadeville. Comme l'ont expliqué les représentants des employeurs, la compagnie au cours des années passées a utilisé le travail précaire mais a compris que ce genre de travail revient plus cher compte tenu des honoraires élevés qu'ils fallait payer aux agences de recrutement et l'augmentation des risques de l'utilisation des travailleurs extérieurs à l'usine et la nécessité constante de former les nouveaux venus. Ainsi le recours à l'emploi temporaire dans l'usine a été limité aux travaux vraiment temporaires tels que le remplacement des départs pour les congés de maternité et les postes vacants.

Les délégués ont à l'unanimité adopté une résolution (voir le texte complet, reconnaissant la nécessité de "renforcer les syndicats pour lutter contre la détérioration des systèmes de salaires et autres conditions de travail pour l'atteinte du travail décent pour les travailleurs de coca-cola en Afrique. Ensemble et se supportant les uns et les autres nous pouvons arrêter la violation des droits syndicaux ; construire et renforcer l'alliance mondiale des travailleurs de coca-cola en Afrique en communiquant de façon régulière, en échangeant les informations et expériences et en faisant jouer la solidarité. Les participants ont aussi exprimé leur solidarité totale à la  lutte des travailleurs de Unilever Khanewal, Pakistan pour la permanence de leur emploi.

En conclusion à ce séminaire , Baca Thembinkosi, négociateur national pour la FAWU, Afrique du sud a exprimé de façon forte le sentiment des participants: “Ceci a été long à venir. Je garde l'espoir que nous tous nous allons nous dédiés à cette cause comme cela devrait être. La signification personnelle de cette interaction que nous avons eu avec les frères et soeurs en provenance de coca-cola en Afrique ne peut ne pas être soulignée. Nous devons faire croire et sentir que nous sommes du même pays. Nous n'avons pas le droit de nationaliser notre lutte, cela doit être internationale".

Choose your language:

Login

Fight outsourcing and job destruction!