La Fusion des embouteilleurs et l'avenir de l'emploi en Espagne et au Japon et les questions des droits syndicaux au Guatemala marque la rencontre UITA / Coca-Cola d’Avril 2013 à Atlanta

Le Secrétariat de l’UITA avec les représentants des travailleurs de Coca-Cola en Espagne, au Japon, au Guatemala, en Argentine et aux USA ont rencontré la Direction des Relations de Travail de Coca-Cola au plus haut niveau au siège de la compagnie  à Atlanta pour les premières réunions semestrielles de 2013.

Les progrès, pour ce qui est de l'amélioration de la sécurité et de la santé au travail ainsi que des relations entre le patronat et le syndicat UMT, l’affilié de l’UITA au sein de la compagnie locale d'embouteillage de coca-cola au Maroc, ont fait partie des discussions. Néanmoins, pour le secrétariat de l'UITA et l'UMT l'organisation syndicale et les problèmes des droits syndicaux en ce qui concerne Coca-Cola au Maroc demeurent des préoccupations majeures.

Les questions relatives à l'usage excessif de travailleurs non permanents par Coca-Cola FEMSA en Colombie ont été mises en évidence  dans une étude de l'OIT à travers les informations récentes fournies par Coca-Cola sur le nombre présents sur ses sites. L'UITA a proposé que TCCC s'engage avec FEMSA pour déterminer quelles autres mesures seront prises à ce sujet. L'UITA consultera ses affiliés en Colombie à cet effet pour vérifier les progrès réalisés. Le TCCC a invité l'UITA à regarder les derniers chiffres qu'ils ont fournis. L'UITA a également proposé à FEMSA de se joindre à la prochaine réunion biannuelle, IUF / Coca-Cola en Novembre 2013.

Au Guatemala, 8 mois après que le  TCCC ait pris le contrôle des deux usines d'embouteillage ex-Incasa suite aux discussions au sein du «processus Atlanta", les affiliés de l'UITA ont encore besoin d’une plate-forme effective de dialogue au niveau local pour résoudre les questions en suspens au niveau local et donner ainsi de la valeur au processus Atlanta. Le TCCC a accepté de mettre en place un tel cadre de dialogue avec les affiliés de l'UITA au Guatemala.

Suite à la fusion des embouteilleurs au Japon les  employés  des compagnies touchées par cette fusion ont de sérieuses inquiétudes pour la sécurité de leurs emplois  et leurs conditions de travail. UA ZENSEN a souligné que le TCCC a la responsabilité de clarifier le sens que prendront les affaires de  Coca-Cola  au Japon en vue de réduire l'anxiété dans son effectif.

La même préoccupation a été soulevée par l'affilié de l’UITA en Espagne sur la fusion des embouteilleurs en Espagne et au Portugal. Apparemment, il y a un manque de transparence, l’absence ou le déficit dans la mise à disposition des informations  et dans la communication avec les syndicats. La consolidation a créé une entité juridique basée sur un accord de dix ans. Exceptionnellement le TCCC détient  la totalité des actions dans la nouvelle entreprise. Les affiliés de l’UITA en Espagne ont proposé un large accord du secteur pour les 3 principaux producteurs de boissons à l'occasion, pour donner l’opportunité d'élever le niveau des conditions de travail, notamment dans la catégorie «des marques » pour réduire la concurrence fondée sur les bas salaires et les mauvaises conditions de travail. La consolidation des 8 embouteilleurs en Espagne et au Portugal sous une seule entité juridique sera finalisée le 1er Juin. Le TCCC a déclaré que les syndicats partenaires doivent obtenir les informations en temps opportun et un dialogue pourrait être construit en Espagne.

Ahmet Bozer,  président de Coca-Cola International s'est joint à la réunion et a fait des commentaires sur les questions concernant le Japon et l'Espagne. Il a convenu que la communication au niveau local est nécessaire pour un dialogue fécond avec les syndicats et a souligné qu'il était optimiste quant à l'avenir de l'entreprise au Japon et en Espagne. Le secrétariat de l'UITA a présenté un rapport détaillant l'impact sur le TCCC des Principes directeurs des Nations Unies sur les affaires et les droits humains et les principes directeurs révisés de l'OCDE pour les entreprises multinationales. L'UITA a souligné l'impact sur les questions relatives à l'utilisation des contrats et les agences de travail. Pour être conforme à ces normes le TCCC, comme toutes les autres entreprises, ne peut plus simplement se replier sur les lois locales, puisque les normes internationales plus strictes s'appliquent désormais et clairement à tous. De même le TCCC doit effectuer de manière plus stricte le "devoir de diligence" en relation avec « l’impact » sur les droits de l'homme à la fois pour ses entreprises propre que ces fournisseurs.

Les bonnes relations de travail à la CCI au Pakistan ont été mis en évidence, ce qui montre que les problèmes sont maintenant résolus par des négociations constructives et une communication régulière entre le syndicat,  le bureau de l'UITA au Pakistan et dans la région Asie-Pacifique et la CCI.

Il y a quelques progrès en Inde à Coca-Cola de Piranghut où certains travailleurs contractuels sont dans des positions de permanents. Toutefois, ce progrès est assombri par le refus de Coca-Cola en Inde de communiquer directement avec notre affilié et s'engage plutôt dans des discussions au travers d’un entrepreneur comme «go-between».

Comme résultat de la campagne locale et internationale, des négociations et la mobilisation aux Philippines, le syndicat SACORU, membre de l’ACCUP est parvenu à un accord dans leur convention collective pour ce qui est du système de rémunération basé sur le rendement (P3) évitant ainsi un système de salaire lié au rendement et qui est anti-travailleur. D'autres syndicats locaux auront désormais sans  aucun doute à réévaluer les accords précédents signés sous la fausse promesse que la toute nouvelle convention collective a nécessité l'inclusion de "P3". Modifications apportées unilatéralement par la direction dans l'accord de 2010 pour les ouvriers au Sri Lanka ce qui a changé considérablement la procédure de règlement des différends et restreint le rôle du syndicat et impose des conditions qui n'ont jamais été accepté. Lors de la réunion l'UITA a insisté pour que TCCC persuade SABCO à annuler  sa loi incriminée au Sri Lanka pour permettre une négociation de bonne foi

La section locale des Teamsters en Californie n’avait pas été autorisée à mettre en place une table d'inscription des électeurs politiques dans une usine de Coca-Cola pour informer les travailleurs de  comment s'inscrire pour voter. Le TCCC a répondu que tout cela était actuel et ils seraient ouverts à discuter de cette question. Le recours à des consultants du travail («union busters») durant les campagnes de certification et de mobilisation a également été abordé et il a été convenu que ces discussions continueraient pour voir si de meilleurs processus pourraient être identifiés.

 

 

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