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Les syndicats suisses refusent le partenariat entre McDonald’s et Uber Eats
Nov 30th, 2018 by Massimo

Des syndicats suisses, parmi lesquels l’affiliée de l’UITA Unia, s’organisent pour mettre un terme au partenariat entre McDo et le service de livraison Uber Eats.

McDonald’s a récemment annoncé qu’Uber Eats, une filiale de Uber, livrerait ses burgers en Suisse. Une telle opération permettrait de contourner la convention collective nationale de l’hôtellerie et de la restauration. Les livreurs-euses seront indépendant-e-s et n’auront donc pas d’avantages sociaux ni d’assurance, et leurs salaires seront bien inférieurs à ceux prévus par la convention collective nationale. Unia exige que l’enseigne de restauration rapide embauche ses propres livreurs-euses, pour que la convention collective nationale puisse s’appliquer.

« Avec cette externalisation, McDonald’s économise sur le coût de la main-d’œuvre et gagne un avantage concurrentiel grâce au salariat déguisé. Nous ne pouvons accepter ces pratiques dans le secteur », explique Mauro Moretto, Secrétaire national d’Unia pour le secteur de l’hôtellerie et de la restauration.

Unia exhorte les autorités à prendre les mesures nécessaires pour lutter contre les violations du droit social et du droit du travail commises par Uber, et propose la création d’une commission nationale chargée d’élaborer des mesures efficaces pour protéger les travailleurs-euses.

États-Unis : les employé-e-s de McDonald’s se mettent en grève pour protester contre le harcèlement sexuel au travail
Sep 26th, 2018 by Massimo

Les employé-e-s de McDonald’s de dix villes américaines se sont mis en grève le 18 septembre pour protester contre le harcèlement sexuel au travail. Le secteur des services, qui comprend les hôtels et les restaurants, est celui où le harcèlement sexuel des travailleurs-euses est le plus répandu. Certaines études montrent que jusqu’à 90 pour cent des employées du secteur ont subi une forme ou une autre de harcèlement sexuel au travail.

Des employées de McDonald’s ont porté plainte contre le harcèlement généralisé dans les établissements franchisés de McDonald’s s auprès de la Commission fédérale de l’égalité des chances en matière d’emploi (Equal Employment Opportunity Commission), l’agence américaine chargée de protéger les travailleurs-euses contre la discrimination au travail. Ces employées affirment que McDonald’s n’a rien fait pour remédier à la situation et demandent :

– Que McDonald’s renforce et applique sa politique de tolérance zéro du harcèlement sexuel ;

– Une formation obligatoire des cadres et des employé-e-s afin de mettre en place des procédures sûres et efficaces pour recevoir et répondre aux plaintes ;

– La création d’un comité composé d’employé-e-s de McDonald’s, de représentant-e-s de la direction générale et des franchises de McDonald’s, et de représentant-e-s des principaux groupes nationaux de défense des droits des femmes pour traiter du harcèlement sexuel au sein de cette société. Ce comité serait chargé de définir la marche à suivre pour s’assurer qu’aucun-e employé-e de McDonald’s ne subisse de harcèlement sexuel dans le cadre de son travail.

Nouvelle-Zélande : Les employé-e-s de Burger King en grève pour de meilleurs salaires et conditions de travail
Jun 18th, 2018 by Massimo

Les employé-e-s de Burger King de plusieurs villes de Nouvelle-Zélande doivent participer à un scrutin en vue d’une action de grève après une première grève destinée à obtenir des augmentations de salaires et l’amélioration des droits sur les lieux de travail. Ces actions font suite à une année de négociations entre Unite Union et cette chaîne de restauration rapide. Le syndicat envisage aujourd’hui d’étendre le mouvement de grève étant donné que la société ne s’est pas présentée aux pourparlers de médiation depuis trois semaines.

Selon le secrétaire national de Unite Union Gerard Hehir, les employé-e-s de Burger King sont parmi les plus mal payé-e-s de l’industrie de la restauration rapide dans ce pays. Les gérant-e-s de restaurant gagnent NZD 16.88 de l’heure, soit seulement 38 cents de plus que le salaire minimum, tandis que les employé-e-s doivent effectuer un nombre important d’heures supplémentaires non rémunérées. Les gérant-e-s de restaurant chez McDonald’s perçoivent un salaire de subsistance (NZD 20.55, tel qu’établi par le mouvement néo-zélandais pour un salaire de subsistance (Living Wage Movement Aotearoa New Zealand – en anglais) et ceux et celles employé-e-s par KFC, Pizza Hut et Starbucks gagnent respectivement « NZD 23, NZD 24, NZD 25 de l’heure », a indiqué Hehir.

En sus d’une rémunération « nettement » inférieure à celle des employé-e-s de Wendy’s et de McDonald’s, Burger King a « de nombreux » problèmes de santé et sécurité, a précisé Hehir.

Unite Union compte 500 membres chez Burger King, soit près de 40 pour cent de l’ensemble de ses employé-e-s.

Nouvelle-Zélande : Unite affirme que McDonald’s lèse les travailleurs-euses de leurs droits aux congés
Jun 15th, 2018 by Massimo

L’affiliée néo-zélandaise de l’UITA Unite Union a accusé McDonald’s de délibérément priver de nombreux-euses travailleurs-euses de leur droit à une majoration de salaire pour avoir travaillé un jour férié, comme le stipule la loi néo-zélandaise sur le travail pendant les jours fériés (Holidays Act).

En 2015, Unite avait adressé un courrier à la chaîne de restauration rapide lui demandant comment elle calculait les congés annuels et lui enjoignant de se conformer à la législation néo-zélandaise. McDonald’s avait rejeté l’accusation du syndicat concernant le non respect du droit des travailleurs-euses à des congés payés légaux. Unite a porté l’affaire devant l’autorité chargée des relations du travail, habilitée à traiter ce genre de différends. En 2017, McDonald’s a fait l’objet d’une inspection diligentée par le ministère des Affaires, de l’Innovation et de l’Emploi au sujet du non respect de la loi sur le travail pendant les jours fériés. Unite a alors demandé à McDonald’s de lui fournir au plus vite ses dossiers sur les salaires et les jours de travail afin de pouvoir soumettre au ministère les preuves du non respect habituel de la législation par la société.

Le syndicat a calculé qu’en moyenne, chaque employé-e de McDonald’s avait été privé de la majoration de salaire pour travail un jour férié à laquelle il-elle avait droit, et ceci au moins deux fois par an, pour un montant de NZD 150 environ par employé-e. Neuf mille travailleurs-euses sont concerné-e-s, soit une économie de plus de NZD 1 million pour la société.

McDonald’s n’est pas la seule chaîne de restauration rapide à faussement interpréter la loi sur le travail pendant les jours fériés. A la fin 2017, l’autorité néo-zélandaise chargée des relations du travail a statué sur une affaire soumise par l’inspection du travail contre Wendy’s à la suite d’une plainte d’un membre de Unite. Le directeur national de Unite, Mike Treen, avait commenté que « cette affaire impliquant Wendy’s l’an dernier confirme que ce procédé, utilisé par cette société et par McDonald’s pendant de nombreuses années, donnait une fausse définition d’une « journée qui est habituellement un jour ouvré », la base légale pour avoir droit à des jours de récupération ou à une majoration de salaire pour le travail pendant un jour férié. »

Unite se bat depuis de nombreuses années pour les droits des travailleurs-euses de la restauration rapide en Nouvelle-Zélande.

Le nouveau menu de McDonald’s : moins de transparence, plus de paradis fiscaux
Jun 5th, 2018 by Massimo

L’EFFAT-UITA, la FSESP (EPSU) et l’affiliée nord-américaine SEIU ont publié un rapport sur les nouvelles pratiques fiscales de McDonald’s, détaillant ses stratagèmes d’évasion fiscale en Europe et son recours aux paradis fiscaux et aux pays où le taux d’imposition est faible ailleurs dans le monde. Le rapport démontre comment le géant de la restauration rapide, qui fait l’objet d’une enquête de l’Union européenne, a réorganisé sa structure fiscale dans les jours suivants le vote britannique sur le Brexit.

En février 2015, une coalition de syndicats européens et américains avaient rendu public un rapport dévoilant la stratégie délibérée qui a permis à la société de diminuer son exposition fiscale en Europe d’un montant total de plus d’un milliard d’euros, sur la période comprise entre 2009 et 2013. Trois ans plus tard, un rapport actualisé « Unhappier Meal » (en anglais) démontre comment McDonald’s a profondément modifié sa structure d’entreprise depuis que la Commission européenne enquête sur les accords fiscaux que la société a conclu avec le Luxembourg, une réorganisation qui s’est traduite par une structure encore plus opaque et un recours accru à des paradis fiscaux bien connus. Le rapport « Unhappy Meal » détaillait la stratégie d’évasion fiscale de McDonald’s et ses conséquences fiscales dans ses principaux marchés européens, dont la France, l’Italie, l’Espagne et le Royaume-Uni

Depuis que la Commission européenne a lancé une enquête sur une éventuelle aide d’État illégale, McDonald’s transfère ses recettes européennes du Luxembourg au Delaware aux États-Unis, au moyen du multiples sociétés intermédiaires basées à Singapour, à Hong Kong et au Royaume-Uni, en se servant de sociétés offshore des îles Caïmans, des Bermudes et de Guernesey. La nouvelle structure d’entreprise est maintenant tellement opaque qu’elle ne permet ni de déterminer sa nouvelle assiette fiscale, ni un contrôle public de sa comptabilité, y compris des impôts dus et payés.

Le vice-président exécutif de SEIU, Rocio Sáenz, a déclaré : « Il est évident que McDonald’s fera tout ce qui est en son pouvoir pour éviter que ses pratiques fiscales abusives soient soumises à un examen public. L’évasion fiscale mise en œuvre par McDonald’s n’est qu’un exemple parmi d’autres de la manière dont les entreprises gonflent leurs bénéfices au détriment de tout le monde, travailleurs-euses, consommateurs et contribuables. Nous appelons la Commission européenne à enquêter avec minutie sur les pratiques persistantes d’évasion fiscale de McDonald’s et à tenir la société responsable des préjudices occasionnés par ses pratiques d’optimisation et de fraude fiscale ».

Des travailleurs-euses de McDonald’s au Royaumes-Uni célèbreront la Journée internationale des travailleurs-euses en faisant la grève
Apr 30th, 2018 by Massimo

Lors du 1er mai 2018, des travailleurs et travailleuses de McDonald’s à Londres, Royaume-Uni, seront à nouveau en grève. La toute première interruption de travail dans un établissement McDonald’s au Royaume-Uni avait eu lieu le 4 septembre 2017, journée internationale des travailleurs-euses de la restauration rapide, afin de réclamer un salaire horaire minimum de £ 10 (USD 13), de mettre fin aux contrats zéro-heure et de revendiquer les droits et la reconnaissance syndicales. Cette deuxième grève porte sur les mêmes demandes.

En début d’année, McDonald’s Royaume-Uni a annoncé que les salaires de tous-tes les travailleurs-euses de ses restaurants gérés directement seraient augmentés. L’affiliée de l’UITA BFAWU, s’est félicitée de cette augmentation des salaires qui prouve que les travailleurs-euses peuvent gagner lorsqu’ils-elles agissent ensemble.

Les employé-e-s de McDonald’s au Royaume-Uni obtiennent la plus importante hausse de salaire depuis 10 ans
Jan 10th, 2018 by Massimo

McDonald’s Royaume-Uni a annoncé que les salaires de tous-tes les employé-e-s de ses restaurants gérés directement, soit un quart environ de ses établissements dans ce pays, seraient augmentés à partir du 22 janvier. L’affiliée de l’UITA BFAWU, dont les membres avaient fait grève le 4 septembre 2017 , s’est félicitée de cette augmentation des salaires qui prouve que les travailleur-euse-s peuvent gagner lorsqu’ils-elles agissent ensemble.

Les membres de BFAWU avaient fait grève pour faire valoir leurs revendications – de meilleurs salaires, la reconnaissance des syndicats, la fin des contrats zéro heure et des méthodes d’intimidation pratiquées par McDonald’s.

« Nos membres continuent à demander de véritables contrats de travail, un salaire minimum de £10 au moins pour tous-tes et la fin de la culture d’intimidation et de harcèlement sur les lieux de travail » a indiqué le président national de BFAWU Ian Hodson.

Première grève historique chez McDonald’s au Royaume-Uni lors de la Journée internationale des travailleurs-ses de la restauration rapide
Sep 5th, 2017 by Massimo

Les travailleurs-ses de deux établissements McDonald’s au sud-est de Londres se sont mis en grève le 4 septembre, lors de la Journée internationale des travailleurs-ses de la restauration rapide de l’UITA, pour faire valoir leurs demandes. Il s’agit de la toute première grève de travailleurs-ses McDonald’s au Royaume-Uni. Syndiqué-e-s par l’affiliée de l’UITA Bakers, Food and Allied Workers Union (BFAWU), ces employé-e-s demandent un revenu d’au moins GBP 10 (USD 13) de l’heure, la fin des contrats zéro heure, ainsi que la reconnaissance syndicale et le respect des droits syndicaux.

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En avril 2017, McDonald’s Royaume-Uni avait annoncé que les travailleurs-ses qui le souhaitaient auraient la possibilité d’opter pour un contrat stable avec un minimum d’heures garanties. BFAWU a toutefois indiqué que les employé-e-s de la plupart des établissements n’avaient jamais entendu parler de tels contrats avant l’annonce de la grève.

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Membres du syndicat Arbeit en Corée du Sud

Le même jour, le 4 septembre, des travailleurs-ses de la restauration rapide du monde entier ont participé à la 4e Journée internationale des travailleurs-ses de la restauration rapide de l’UITA avec des actions prouvant leur détermination collective à lutter contre les mauvaises conditions de travail et pour de meilleurs salaires et le respect des droits syndicaux.

Quelques-unes des nombreuses actions entreprises dans le monde sont affichées sur la page du groupe Facebook McJobs ou avec les hashtags #FastFooodGlobal, #McStrike et #Fightfor15

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Le 27e Congrès mondial de l’UITA, réuni du 29 août au 1er septembre à Genève, a fait part de sa solidarité avec les travailleurs-ses de la restauration rapide et les actions menées au Royaume-Uni, aux États-Unis et ailleurs dans le monde.

À présent reconnu, le syndicat Arbeit Workers’ Union commence les négociations avec McDonald’s Korea
Aug 9th, 2017 by Massimo

Le 11 avril 2017, McDonald’s Korea a annoncé avoir reconnu le syndicat Arbeit Workers’ Union, affiliée de l’UITA, comme représentant des employés-es dans les négociations collectives. Le syndicat a officiellement fondé un chapitre chez McDonald’s en novembre 2016.

Une première réunion a eu lieu le 16 juin et une seconde est prévue pour le 21 juillet, au cours de laquelle les parties discuteront des règles de base. Après cette première étape, Arbeit Workers’ Union présentera une liste de revendications et la négociation de la première convention collective commencera alors officiellement.

De gauche à droite, sur les pancartes : « Début des négociations collectives », « Première négociation collective en Asie », « Non à la détresse individuelle, oui à la négociation collective », et « Un McEmploi doit être un bon emploi »

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