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Comité d'entreprise européen, 23-25 mai 2007: Enoncé des résultats

Quarante représentants/tes des travailleurs/euses – délégués/es d’usine et permanents/tes syndicaux/cales – se sont réunis/es à Genève du 23 au 25 mai 2007 à l’occasion de la réunion semestrielle du Comité d’entreprise européen de Nestlé. La réunion a accueilli les délégués/es de la Bulgarie et de la Roumanie, qui en étaient à leur première participation.

Les discussions de la rencontre préparatoire du 23 mai ont permis de constater que les organisations syndicales de toute l’Europe devaient composer avec des attaques contre les accords existants et les droits des travailleurs/euses que Nestlé a lancées aux tables de négociation de toute la région. La liste des plaintes à l'endroit de Nestlé comprend :

 le refus de s’engager de façon constructive dans les négociations collectives :
intransigeance, recours aux menaces et à l’intimidation, tentatives d’imposer des changements sans négociations, ne pas aller plus loin que la stricte conformité à l’obligation légale de négociation collective – tout cela donne à penser que Nestlé tente volontairement de :

 dégrader les relations de travail et le dialogue social.

 Érosion du pouvoir d’achat des travailleurs/euses :
À travers l’Europe, Nestlé a imposé un gel des salaires ou est arrivé au même résultat en arrachant des concessions.

Les participants/tes reconnaissent que la détérioration de la situation des relations de travail et des négociations collectives est largement répandue et symptomatique d’une politique à l’échelle européenne visant à miner les accords existants et à affaiblir les droits des travailleurs/euses.

À la réunion plénière du 24 mai, Nestlé a répondu de façon évasive aux questions et aux préoccupations. L’argument "national/européen" a été utilisé dans une tentative claire d’éviter de commenter l’état des relations de travail en Europe. L’approche adoptée par Nestlé face au Comité d’entreprise européen et à ses membres indique que les points soulevés dans la lettre ouverte de décembre 2006 – qui avait tant "choqué" la direction de Nestlé – restent entièrement valides.

Durant la réunion d’évaluation syndicale du 25 mai, les participants/es ont convenu que des manifestations claires de solidarité et de soutien de la part des travailleurs/euses de Nestlé et de leurs organisations syndicales étaient requises pour renforcer les confrères et les consoeurs de travail et les organisations syndicales en situation de conflit et afficher un front uni face à la coercition de la société. À la suite de la discussion, il a été convenu de concentrer l’attention sur les enjeux cruciaux suivants, qui découlent des interventions des délégués/es :

 GNBS : les délégués/es syndicaux/cales au CEnE de Nestlé élaboreront leur propre compréhension et leurs propres stratégies sur les projets de services partagés de Nestlé, avec l’aide des délégués possédant une expertise spécifique.

 Main-d’œuvre contractuelle : afin de documenter et d’analyser l’utilisation accrue de la main-d’œuvre contractuelle signalée par de nombreux/ses délégués/es, l’UITA révisera et distribuera de nouveau le questionnaire déjà utilisé en 2005.

 Travailleurs/euses plus âgés/es : les délégués/es de France et d’Allemagne ont accepté d’élaborer une série de questions visant à nous permettre de recenser les cas de discrimination et les pratiques exemplaires concernant le traitement des employés/es approchant de la fin de leur vie professionnelle.

En outre, les délégués/es ont convenu de faire progresser les travaux en cours mais actuellement à l’arrêt sur l’égalité des chances et l’équité salariale au niveau national et d'en tenir l’UITA informée.

Les délégués/es ont été informés/es de la Journée mondiale contre le travail des enfants en agriculture, qui a lieu le 12 juin 2007, et se sont mis d'accord afin d'écrire à leur directions nationales de Nestlé respectives, leur demandant instamment de s'engager activement à l'élimination du travail des enfants tout au long de leur chaîne d'approvisionnement. En raison de la prépondérance du travail des enfants dans le secteur, peu d’aliments transformés peuvent être certifiés "sans travail des enfants" avec confiance.

Enfin, prenant note du siège vacant laissé par le délégué de l’Irlande, les délégués/es ont exprimé leur solidarité avec le personnel de vente irlandais, licencié injustement pour des raisons de compression des coûts, ainsi que leur soutien à leur lutte pour un traitement équitable et pour la reconnaissance, réalisant pleinement que ce qui s'est produit en Irlande pouvait fort bien se répéter partout à travers le système Nestlé.

Cette déclaration est complétée de textes proposés par des délégué/es du comité d'entreprise.
Cliquer ici pour le projet de courrier à la Direction des Ressources Humaines rédigé par Jocelyne Banfi, FGA-CFDT, déléguée de la France.
Cliquer ici pour la déclaration (en espagnol) rédigée par Carmel Montllor Nogues, CC.OO, délégué de l'Espagne.

Cliquer ici pour la lettre ouverte adressée à Luis Cantarell le 20 décembre 2006.