Le géant du secteur laitier Lactalis/Parmalat impose un lock-out aux travailleurs/euses australiens/nes

21 February 2017 Urgent Action
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La direction de l’usine laitière d’Echuca dans l’État australien du Victoria, appartenant à Lactalis/Parmalat, a imposé un lock-out aux travailleurs/euses depuis le 18 janvier dans le cadre d’un conflit lié à l’externalisation des services et au recours à des travailleurs/euses temporaires.

Parmalat, détenue en majorité par le groupe français Lactalis, a racheté le site d’Echuca à Fonterra en février 2016 et les négociations en vue du renouvellement de l’accord d’entreprise ont commencé en juillet de la même année. Dans un premier temps, la société a proposé une augmentation de 9 pour cent des salaires au cours des trois prochaines années pour les employés/es actuels/les, à condition que les travailleurs/euses nouvellement embauchés/es soient payés 20 pour cent de moins que les employés/es en place. Confrontée à la ferme opposition des syndicats, la direction a renoncé à cette proposition, mais voudrait à présent externaliser les services et embaucher davantage de travailleurs/euses temporaires. Les travailleurs/euses syndiqués/es du site, membres de l’affiliée AMWU et du syndicat des électriciens ETU, ont rejeté à l’unanimité ces propositions de la direction et annoncé une grève de 4 heures. La direction a réagi en mettant les activités de l’usine à l’arrêt, en imposant un lock-out aux travailleurs/euses et en déclarant que le site ne rouvrirait pas tant que le conflit ne serait pas résolu.

Les travailleurs/euses ont établi un camp de protestation permanent à l’extérieur de l’usine. Lors de la récente vague de chaleur, lorsque les températures ont dépassé 40°C, la société a coupé l’eau alimentant le campement. Les travailleurs/euses bénéficient d’un fort soutien de la communauté locale et un fournisseur d’eau de la région a acheminé un camion-citerne qui subvient aux besoins de base du camp de protestation.

CLIQUEZ ICI POUR ENVOYER UN MESSAGE à la société, lui demandant de mettre immédiatement fin au lock-out et d’entamer des négociations en vue d’un accord équitable et non-discriminatoire à l’égard des nouveaux/elles employés/es.

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