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Journée internationale des Femmes 2017 – Plus nombreuses, plus fortes !

8 March 2017 News
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Les femmes continuent à subir des discriminations systématiques en matière de salaires, d'accès à l'emploi, de sécurité sociale et de travail domestique et travail de soins non rémunérés.

Selon les conclusions du rapport Les Femmes au Travail - Tendances 2016 publié récemment par l'OIT, en l'absence de politiques spécifiques visant à en finir avec les discriminations sexistes, il faudra 70 ans avant de combler l'écart de rémunération entre les hommes et les femmes. Les principes de salaire égal pour un travail de valeur égale (Convention 100 de l'OIT, 1951) et de non-discrimination à l'emploi (Convention 111 de l'OIT, 1960), qui ont été transposés dans les législations nationales d'au moins 173 pays, sont encore loin d’être mis en oeuvre. Les syndicats ont un rôle d'autant plus essentiel en veillant à ce que l’équité salariale et l’égalité d’accès à l’emploi soient inscrites à l’ordre du jour des négociations collectives.

Partout dans le monde, l'UITA et ses affiliées luttent pour que les femmes soient plus nombreuses et plus fortes, en éliminant les obstacles et en obtenant la sûreté, la sécurité et l'égalité au travail.

Au Pakistan, le Syndicat des employés/ées du secteur de l'alimentation a prouvé qu'il était possible de négocier plus d'emplois qualifiés pour les femmes ainsi que des structures de gardes d'enfants, même dans les secteurs traditionnellement masculins. En Inde, l'Association des travailleuses indépendantes a réussi à négocier la sécurité sociale pour 100 000 de leurs membres dans le secteur informel. Les affiliées de l'UITA en Afrique francophone occidentale négocient en ce moment avec les institutions nationales de sécurité sociale l'inclusion des travailleurs/euses du secteur domestique et informel dans les régimes nationaux de sécurité sociale. Grâce à des actions coordonnées, les affiliées de l'UITA ont amélioré l'application des droits maternels et parentaux dans de nombreux pays. En Amérique latine, les coordinatrices de réseaux d'entreprises régionales mettent au point l'ordre du jour des négociations pour les travailleuses. L'initiative mondiale pour les employés/ées d'étage de l'UITA permet d'obtenir plus de visibilité, d'organisation et de reconnaissance de la main-d'œuvre féminine dans le secteur de l'hôtellerie.

L'UITA s'est attelée à la lutte contre le harcèlement sexuel et les violences sexistes dans toutes les régions où elle est implantée. En janvier 2016, l'UITA et Unilever ont signé un engagement conjoint visant à prévenir et à lutter contre le harcèlement sexuel. L'accord reconnaît la vulnérabilité spécifique des femmes en situation d'emploi précaire.

Des études de cas sur la violence sexiste menées par l'UITA en vue de la Réunion d'experts de l'OIT sur la violence et le harcèlement ont mis en lumière le fait que la vulnérabilité économique est un obstacle pour les femmes qui veulent fuir les violences domestiques ou les violences au travail.

Contre l'impunité dont bénéficient les auteurs de féminicides, crime répandu en Amérique latine, le comité régional féminin de l'UITA (CLAMU) a rejoint le mouvement « Ni Una Menos » (en français, « Plus une de moins »). Dans le cadre de la lutte contre les violences sexistes, le CLAMU a fondé l'Observatoire Berta Cáceres sur la violence au travail (en espagnol).

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La Journée internationale des femmes trouve son origine dans une grève organisée le 8 mars 1857 par les ouvrières du textile à New York pour revendiquer leurs droits. Au niveau international, elle fut adoptée comme Journée des femmes par la seconde conférence de l’Internationale socialiste des femmes réunie à Copenhague en 1910, puis célébrée pour la première fois en 1911 par des millions de travailleurs/euses d’Allemagne, d’Autriche, du Danemark et de Suisse.

La Journée internationale des femmes a été créée par le mouvement ouvrier socialiste et il est toujours aussi vrai aujourd’hui que l’adhésion à un syndicat est le meilleur rempart contre la discrimination. La lutte la plus importante reste celle pour le droit de tous/tes les travailleurs/euses à adhérer à et à être représentés/es par un syndicat.