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Escalade du harcèlement et de la persécution des membres syndicaux à l’usine AB InBev de Sonepat, Inde

8 June 2018 Urgent Action
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La direction de l’usine de Sonepat, Inde, appartenant au brasseur mondial AB InBev, a intensifié son offensive contre les droits syndicaux. Depuis deux ans, la direction locale refuse de négocier une convention collective avec le Haryana Breweries Limited Mazdoor Union (HBLM) et a pris le parti de la répression, en suspendant des membres actifs du syndicat et en licenciant quatre responsables syndicaux, dont le président et le secrétaire général du syndicat. CLIQUEZ ICI POUR ENVOYER UN MESSAGE À AB InBev !  

sonopat4La direction est également revenue sur son engagement écrit, signé en août 2017, de réintégrer des membres du comité syndical qui avaient été licenciés et a intensifié ses attaques en licenciant le président du syndicat, Anil Kumar Saini, le 8 mars 2018 à la suite d’une enquête truquée. Saini avait utilisé un repos compensatoire accordé après avoir été obligé de travailler 16 heures d’affiliée pendant un jour férié pour pouvoir participer à une réunion des syndicats indiens d’AB InBev affiliés à l’UITA.

Lorsque les représailles individuelles n’ont pas suffi à affaiblir la lutte du syndicat pour les droits et la reconnaissance, la direction a orchestré une agression par des hommes de main d’un rassemblement de protestation pacifique devant un bâtiment officiel de Sonepat le 28 avril, au cours de laquelle un membre du comité syndical a été sérieusement blessé. Une plainte mensongère pour agression présumée a ensuite été déposée par la police contre les membres du syndicat avec pour conséquence l’arrestation des dirigeants du syndicat, qui sont aujourd’hui en liberté sous caution.

Les travailleurs-euses de l’usine de Sonepat et leurs familles continuent à manifester jour et nuit devant les grilles de l’usine pour revendiquer leur droit à la reconnaissance syndicale et à la négociation collective, sans mesures de harcèlement et de persécution. CLIQUEZ ICI POUR ENVOYER UN MESSAGE À AB InBev, demandant instamment à la société de prendre les mesures qui s’imposent pour remédier à cette escalade des violations des droits humains, avec la réintégration, avec l’intégralité de leurs droits, de tous les membres et dirigeants licenciés ou suspendus de HBLM et l’abandon de la fausse accusation de la police contre les responsables syndicaux. La direction locale de l’usine AB InBev de Sonepat doit reconnaître le syndicat indépendant et démocratique HBLM et entamer avec lui des négociations collectives de bonne foi.