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Aucun droit pour les travailleurs et travailleuses du paradis de Marriott à Bali

16 August 2018 Urgent Action
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1124fL’hôtel cinq étoiles W de Bali-Seminyak, Indonésie, appartenant à Marriott, le premier groupe hôtelier mondial, promet à ses clients un « séjour au paradis ». Mais la situation est loin d’être paradisiaque pour les travailleurs-euses de l’hôtel qui tentent d’exercer leurs droits fondamentaux.

Près de 40 pour cent des travailleurs-euses ont un contrat de travail précaire de courte durée. Elles et ils vivent dans la crainte permanente que leurs contrats ne soient pas renouvelés et travaillent 12 heures par jour sans aucune compensation pour les heures supplémentaires. En janvier de cette année, les travailleurs-euses ont formé un syndicat qui a été légalement enregistré le 31 janvier, et qui est affilié à la FSPM, la fédération indonésienne de l’hôtellerie et du tourisme, elle-même affiliée à l’UITA.

Les membres du syndicat ont immédiatement subi des pressions de la part de la direction qui les a notamment incité à renoncer à leur adhésion au syndicat – des contrats de travail renouvelables et de courte durée sont un moyen puissant pour créer une culture de la peur. Et le 2 mars, le président du syndicat, Agus Sarwatama, a été suspendu dans le cadre d’une procédure absurde qui a transformé une question purement interne au syndicat en un cas qui porterait supposément préjudice à la bonne marche des affaires.

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Son contrat de travail est arrivé à échéance le 31 juillet, privant les travailleurs-euses syndiqué-e-s de leur président élu, alors que le syndicat n’a toujours pas été reconnu et qu’il n’existe aucune procédure pour négocier une convention collective. La formule de Marriott pour ses hôtels 5 étoiles paradisiaques ? Des emplois précaires, pas de syndicat, des heures supplémentaires impayées, pas de procédure équitable et aucun droit pour les travailleurs-euses.

CLIQUEZ ICI POUR ENVOYER UN MESSAGE A MARRIOTT, le premier groupe hôtelier mondial, demandant que les droits humains soient respectés dans les hôtels de ses marques et que des mesures soient prises pour garantir la réintégration du président du syndicat Agus Sarwatama, ainsi que le plein respect des droits syndicaux à l’hôtel W de Bali-Seminyak.

Agus Sarwatama, le président du syndicat de l’hôtel W de
Bali-Seminyak, intervenant lors d’une réunion sur le tourisme durable le 29 mai au BIT à Genève.