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Manifestations de soutien aux salariés de Doux

5 July 2012 Feature
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En situation de redressement judicaire depuis le 1er juin, Groupe Doux, le géant français de la volaille, est à court de liquidités. En France, la faillite du groupe touche les 3 600 salariés ainsi que 800 éleveurs en contrat avec Doux et 20 à 30 000 personnes employées indirectement.

L'administrateur judiciaire a annoncé le 22 juin la mise en vente du Groupe, étranglé par les dettes.

Devant l'urgence de la situation, la FGA-CFDT, affiliée à l'UITA, a pris l'initiative d'organiser une grande manifestation de soutien aux salariés Doux.

Le samedi, 23 juin, tous les syndicats du Groupe (FGTA-FO, affiliée à l'UITA, ainsi que la CGT et la CFTC) ont rejoint la CFDT à la manifestation à Châteaulin en Bretagne.

Le 28 juin, lors d'un rencontre avec les ministres de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire, les syndicats ont pu exposer leurs revendications et leurs interrogations sur l'avenir du Groupe Doux.

Les syndicats ont souligné le manque d'information et de transparence qui a toujours caractérisé la direction. Ils ont exprimé leurs inquiétudes sur l'état vétuste de certains outils, le manque de matériaux, et la baisse des ventes des produits Doux, qui témoigne de la perte de confiance des consommateurs. Alors que la CFDT a réaffirmé son souhait d'un plan de reprise globale du groupe, les ministres ont évoqué l'urgence de trouver des repreneurs pour toute ou une partie de l'entreprise.

Une autre manifestation a eu lieu le samedi suivant, 30 juin, dans la ville bretonne de Vannes.

Dans un message de soutien, l'UITA a déclaré ce qui suit:

L'UITA, qui représente un peu plus de dix millions de travailleurs dans le monde entier, a été informé de la gestion irresponsable, à la limite de la négligence criminelle, qui a mis en péril des milliers d'emplois chez Doux en France et dans le monde. Nous soutenons fermement nos membres chez Doux et nous engageons à prendre toutes les mesures nécessaires à l'appui de votre lutte pour la garantie de l'emploi dans cette situation critique.

En mai, Doux s'est déchargé de son entreprise en difficulté au Brésil, Frangosul, à travers un contrat de location avec JBS.