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Mondelez Pakistan : là où les «éléments extérieurs» vous procurent de «délicieux moments de bonheur»

15 May 2013 News
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Mondelez Pakistan a signalé au gouvernement que l’immense majorité des travailleurs/euses qui fabriquent ses produits sont des «éléments extérieurs» et qu’ils ne sont pas, dès lors, légalement protégés par les relations du travail. Quiconque refuse d’accepter ces abus doit être dépouillé de ses droits.

Chez Mondelez Pakistan, les produits de la marque Cadbury sont fabriqués par 53 travailleurs/euses permanents et plus de 350 travailleurs/euses contractuels (dont 150 à des postes clé).

Malgré les demandes réitérées du syndicat, la direction refuse toujours de négocier le statut des travailleurs intérimaires, alléguant que de telles revendications ne font même pas partie des attributions du syndicat. La société a demandé une autorisation de lockout après que le syndicat eut déposé un préavis de grève pour le 1er avril.

Aux dernières nouvelles, alors que la période de conciliation obligatoire, pendant laquelle grèves et lockouts sont exclus, a commencé, la société a demandé à la Commission nationale des relations du travail d’interdire au syndicat de recourir à des «pratiques du travail déloyales», telles que l’organisation de manifestations publiques, les pancartes avec des slogans,  ou les activités syndicales à l'usine, arguant que la grande majorité des effectifs sont des «éléments extérieurs» dont les intérêts ne peuvent être défendus par le syndicat !
Rejetant ces prétentieuses attaques contre les droits fondamentaux, le syndicat, avec le soutien de la fédération nationale de travailleurs de l'alimentation, a manifesté devant les portes de l'usine le 4 mai, et a l’intention d’intensifier sa campagne dans les semaines à venir.