Le 6 juillet dernier, après que l’entreprise a refusé de fixer des dates de négociation collective, les travailleurs-euses de l’usine laitière bavaroise Neuburger Milchwerke — qui appartient à Lactalis — ont organisé une grève d’avertissement. Les 108 employé-e-s qui étaient de service ont interrompu leur travail pendant quatre heures et demie et ont affirmé que les 250 membres de la NGG, affiliée de l’UITA, feraient grève la semaine suivante si l’entreprise continuait de se dérober aux négociations collectives.

Neuburger Milchwerke fait partie du groupe Omira. Lorsque celui-ci a été racheté par Lactalis en 2017, l’entreprise a rapidement quitté l’association patronale, ce qui annonçait son intention de sortir de la convention collective sectorielle.

Depuis le rachat, de nouveaux-elles travailleurs-euses ont été embauché-e-s à des conditions d’emploi inférieures. Les employé-e-s de l’usine cherchent à obtenir justice pour l’ensemble du personnel en fixant des conditions de travail uniformes dans une convention collective.

La section bavaroise de la NGG a demandé des négociations en vue de la reconnaissance de la convention collective du secteur des produits laitiers en Bavière ou d’un accord d’entreprise non moins favorable.

La convention collective actuelle arrive à terme à la fin du mois de septembre.