“Les cinq prochaines années” – les mandats du Secrétariat du 27e Congrès de l’UITA

Questions des femmes au travail

Il est dans ce contexte suggéré que l’UITA et ses affiliées veillent de près à la mise en oeuvre du Programme d’action de l’UITA sur l’égalité adopté par le 26e Congrès de l’UITA et qu’elles mettent davantage l’accent sur les questions syndicales prioritaires suivantes au cours des cinq prochaines années :

  • La prévention de, et la lutte contre, la violence sexiste sous toutes ses formes ;
  • La mise en place de réseaux de travailleuses au sein des STN pour renforcer leur pouvoir de négociation aux niveaux local, national et international ;
  • Un accès égal des femmes et des hommes à l’emploi, en vue de la parité salariale ;
  • La santé et la sécurité des travailleuses ;
  • L’élargissement de la protection sociale, y compris la protection de la maternité, à toutes les travailleuses ;
  • La promotion constante de la C183 sur la protection de la maternité en tant que norme minimale dans les conventions collectives ;
  • Des campagnes pour des garderies d’enfants de qualité à un coût abordable ;
  • La poursuite de la formation de travailleuses comme représentantes syndicales chargées de l’éducation, de la syndicalisation et de la sécurité, et comme négociatrices et dirigeantes syndicales ;
  • Un soutien continu à la croissance des effectifs et à la représentation des travailleuses dans les structures et les postes de direction des syndicats.

Agriculture

  • Renforcer le travail dans les cultures internationales prioritaires, les bananes, l’huile de palme, le sucre et le thé ;
  • Rétablir et intensifier les activités dans le secteur des fleurs coupées, axées sur le développement des capacités des syndicats à organiser et à représenter les travailleurs-euses de ce secteur ;
  • Continuer à donner une priorité au plan international à la santé et sécurité dans l’agriculture, en particulier en :
    • Menant des campagnes pour l’interdiction des pesticides les plus toxiques
    • En prévenant et en menant des actions contre le harcèlement sexuel
    • En garantissant un accès à l’eau potable sur les lieux de travail
    • En promouvant l’agro-écologie
    • En sensibilisant à la résistance antimicrobienne (RAM)
    • En faisant campagne pour la ratification et la mise en oeuvre de la C184 de l’OIT sur la sécurité et la santé dans l’agriculture ;
  • Continuer à oeuvrer pour l’éradication du travail des enfants dans l’agriculture ;
  • Comme proposé par la 6e Conférence mondiale du GPTA, organiser une conférence mondiale des affiliées représentant les travailleurs-euses de la culture du cacao et de sa transformation/chocolat.

Boissons - boissons non alcoolisées

Pour son travail en cours au sein des transnationales Coca-Cola et PepsiCo, le secrétariat propose de mener les actions futures suivantes pour la période 2018-2022 :

  • Organiser et renforcer la densité syndicale au sein de l’industrie des boissons non alcoolisées, et de Coca-Cola et PepsiCo en particulier ;
  • Développer et renforcer l’Alliance des travailleurs-euses Coca-Cola, soutenir la création de syndicats indépendants et le développement des syndicats existants en créant et en préservant un espace dans lequel les syndicats puissent prospérer ;
  • Étendre le travail de l’Alliance des travailleurs-euses Coca-Cola en appliquant des mesures concrètes pour protéger les travailleurs-euses de Coca-Cola et de son système d’embouteilleurs indépendants ;
  • Construire et développer le travail sur l’égalité des genres dans l’ensemble du système Coca-Cola, créant ainsi un environnement qui permette aux travailleuses de réaliser leur potentiel et de faire adopter des politiques qui leur sont favorables sur les lieux de travail ;
  • Développer et renforcer le processus d’engagement entre l’équipe d’affiliées de l’UITA présentes chez Coca-Cola et la direction générale de TCCC (connu sous le nom de « processus d’Atlanta ») et utiliser la force et la solidarité de l’Alliance pour activement promouvoir, défendre et protéger les droits des membres syndicaux ;
  • Continuer à dénoncer et à lutter contre les violations des droits syndicaux au sein du système Coca-Cola, renforcer le rôle et l’influence de l’UITA dans le processus d’Atlanta et nouer des alliances avec des organisations internationales et des ONG ;
  • Accroître fortement les pressions sur PepsiCo et Coca-Cola et leurs chaînes d’approvisionnement de façon à ce qu’elles appliquent et adhèrent aux Principes directeurs de l’OCDE à l’intention des entreprises multinationales et aux Principes directeurs des Nations unies relatifs aux entreprises et aux droits de l'homme ;
  • Renforcer le réseau des syndicats PepsiCo et Frito-Lay au moyen de la syndicalisation et de l’accroissement de la densité syndicale dans les opérations de PepsiCo ;
  • Continuer à rechercher un engagement avec la direction générale de PepsiCo, qui doit reconnaître que l’UITA et ses affiliées représentent un nombre significatif de travailleurs-euses de PepsiCo dans le monde et qui admet que l’UITA et ses affiliées suivent constamment et défendent l’accès aux droits dans l’ensemble du système PepsiCo et de sa chaîne d’approvisionnement. Ce processus d’engagement pourra se faire soit par des contacts avec la société soit exclusivement par le biais d’actions publiques ;
  • Suivre l’émergence de producteurs de boissons non alcoolisées qui pourraient empiéter sur l’espace aujourd’hui occupé par Coca-Cola et PepsiCo et syndiquer ces nouvelles sociétés.

Boissons - brasseries

Par le biais du groupe de facilitateurs-trices, les affiliées des brasseries s’attacheront à renforcer les activités de la division, dans un premier temps au moyen de téléconférences, des réseaux de communication, de la page web des travailleurs-euses de la bière (www.beerworkers.org) et ultérieurement d’une réunion plus élargie des affiliées du secteur.

Priorités

  • Construire une organisation syndicale internationale solide au sein des principales transnationales brassicoles
  • Soutenir les affiliées dans tous les cas de conflits pour les droits dans ce secteur
  • Élaborer des revendications communes pour chacune de ces sociétés
  • Demander que les droits syndicaux soient respectés et garantis dans toutes leurs opérations dans le monde
  • Chercher à obtenir une reconnaissance internationale de la part des principales transnationales brassicoles
  • Accroître la densité syndicale dans le secteur mondial de la brasserie

Division Produits laitiers

La Division pour les produits laitiers continuera à exiger un accord équitable pour les travailleurs-euses des produits laitiers, dans le cadre de la lutte universelle pour des emplois sûrs, sains et bien rémunérés. Entre autres activités, la division :

  • Organisera et renforcera la densité syndicale au sein des principales transnationales laitières en :
    • Continuant à cartographier la densité et la force syndicales, société par société et pays par pays ;
    • En maintenant et en établissant des relations formelles avec les STN de façon à protéger les droits des membres et des membres potentiels et à créer un espace qui permette la syndicalisation de nouveaux-elles travailleurs-euses ;
    • En maintenant et en renforçant les alliances syndicales internationales au sein de Danone, Fonterra, Arla et Saputo et en mettant sur pied de nouvelles alliances syndicales au sein d’autres STN en commençant par Lactalis ;
    • En renforçant et en consolidant le travail du groupe de pilotage de la Division de l’UITA pour les produits laitiers pour établir des objectifs de syndicalisation et pour suivre et encourager les progrès.

Partagera les informations, dont les conventions collectives actuelles disponibles en ligne sur la page web dédiée de l’UITA;

  • Promouvra l’égalité des genres et améliorera les occasions professionnelles des jeunes travailleurs-euses dans les syndicats et le secteur laitiers ;
  • Luttera contre les accords sur le commerce et l’investissement et mobilisera en faveur de systèmes nationaux et mondiaux d’approvisionnement en lait qui réduisent la volatilité du prix du lait et garantissent des emplois stables et sûrs ;
  • Établira des alliances syndicales et communautaires pour lutter contre les bas salaires et les violations des droits dans les exploitations et d’autres opérations des chaînes d’approvisionnement du secteur laitier.

 

Pêche et aquaculture

Les travailleurs-euses de la pêche sont de plus en plus mobilisé-e-s et notre intention est de développer, au cours de la prochaine période de congrès, une campagne mondiale en faveur d’une pêche durable en :

  • Dénonçant le traitement brutal des travailleurs-euses de la pêche aux Philippines, en Thaïlande, en Indonésie, aux États-Unis, etc. ;
  • En engageant un dialogue avec les gouvernements et les organisations intergouvernementales pour lutter contre la pêche illicite, non réglementée et non déclarée (pêche INN) ;
  • En poursuivant la campagne en faveur d’emplois permanents et durables et des conditions de travail sûres, liée à la durabilité et à la sécurité alimentaire ;
  • En élargissant la coopération avec d’autres organisations pour développer des stratégies à long terme sur une pêche et une aquaculture durables ;
  • En apportant un soutien pratique, dans toute la mesure du possible, aux campagnes et aux initiatives locales de syndicalisation des travailleurs-euses de la pêche et de l’aquaculture ;
  • En consolidant les efforts de syndicalisation des travailleurs-euses de la pêche et de l’aquaculture aux niveaux national, régional et international dans le cadre d’une division de l’UITA pour les produits de la mer ;
  • En intensifiant les activités de plaidoyer, en vue d’une application internationale des normes qui contribuera à ouvrir la voie à la syndicalisation des travailleurs-euses de la pêche et de l’aquaculture à différents niveaux, sur les points suivants:
    • L’éradication du travail des enfants ;
    • Établir un lien direct entre les violations des droits humains et les crimes environnementaux (concept de la pêche INN) dans les règlements sur le commerce international ;
    • L’adoption de politiques gouvernementales sur une amélioration réelle des normes de santé et sécurité professionnelles dans les secteurs de la transformation des produits de la mer et de l’aquaculture.

Transformation des aliments

Mondelēz

Si Mondelēz demeure une société viable de la transformation des aliments, le secrétariat propose de :

  • Renforcer l’organisation syndicale internationale et la communication entre les affiliées de l’UITA ayant des membres chez Mondelēz ;
  • Concrétiser le « manifeste Mondelēz » avec des retours d’informations et des remarques des affiliées et solliciter leur approbation pour l’utiliser publiquement ;
  • Mener des actions périodiques sur le terrain et en ligne en s’appuyant sur la semaine d’action Mondelēz de 2017 ;
  • Soutenir les affiliées qui luttent contre les fermetures d’usines et les transferts de la production.

Kraft Heinz

  • Poursuivre les recherches sur Kraft Heinz et ses actionnaires 3G Capital et Berkshire Hathaway, avec l’aide des affiliées de l’UITA;
  • Déterminer des moyens d’action supplémentaires ;
  • Continuer à oeuvrer à une syndicalisation internationale efficace de Kraft Heinz et au maintien de communications régulières entre les affiliées ayant des membres chez Kraft Heinz ;
  • Aider les affiliées à développer une critique de Kraft Heinz efficace au plan politique et la communiquer au grand public ;
  • Soutenir les affiliées qui luttent contre les fermetures d’usines et les transferts de la production.

Nestlé

  • Continuer à discuter avec la direction générale de Nestlé de l’accès aux droits syndicaux en Amérique du Nord ;
  • Poursuivre les négociations sur l’engagement conjoint à promouvoir l’égalité chez Nestlé à tous les niveaux ;
  • Soutenir les efforts de affiliées pour convertir les emplois précaires en emplois permanents, par le biais de négociations collectives locales et de discussions avec la direction générale ;
  • Aider les affiliées à faire face aux réductions des coûts et aux mesures d’amélioration de la productivité, aux nouvelles technologies et processus ;
  • Aider les affiliées à lutter contre les fermetures d’usines et les transferts de la production ;
  • Continuer à construire et à renforcer la syndicalisation internationale au sein de Nestlé et à maintenir des communications régulières entre les affiliées de l’UITA ayant des membres chez Nestlé.

Unilever

Dans le cadre de son travail en cours avec Unilever, le secrétariat propose de continuer à chercher à construire une organisation syndicale internationale efficace au sein de cette société pour :

  • Soutenir les activités de syndicalisation des sites non syndiqués par les affiliées et leur recrutement de nouveaux membres ;
  • Renforcer la négociation collective ;
  • Promouvoir la conversion d’emplois précaires en emplois permanents au moyen de négociations collectives locales et de l’engagement international avec la direction générale de la société ;
  • Promouvoir l’égalité des genres à tous les niveaux en s’appuyant sur l’accord de 2016 sur la prévention du harcèlement sexuel sur les lieux de travail ;
  • Élargir le champ d’action syndical et la syndicalisation de la chaîne d’approvisionnement d’Unilever.

Danone

Dans le cadre de son travail avec Danone, le secrétariat propose de :

  • Continuer à promouvoir les accords UITA/Danone auprès des affiliées ;
  • D’entamer des discussions avec Danone en vue de la renégociation de l’accord sur les droits syndicaux ;
  • Soutenir les efforts des affiliées pour convertir les emplois précaires en emplois permanents par le biais de négociations collectives locales basées sur l’accord UITA-Danone sur l’emploi durable ;
  • D’aider les affiliées à faire face aux mesures de réduction des coûts et aux nouveaux procédés et structures ;
  • Continuer à construire et à renforcer l’organisation syndicale internationale au sein de Danone et à maintenir des communications régulières entre les affiliées de l’UITA ayant des membres chez Danone.

Division Transformation des aliments

L’UITA propose que les tâches de la Division pour la transformation des aliments comprennent entre autres :

  • De syndiquer (aux plans interne et externe) et de lutter pour obtenir la reconnaissance d’un nombre décisif de sociétés de la transformation des aliments de façon à créer un espace de syndicalisation et de négociation au sein des sociétés transnationales à l’origine de ces tendances destructrices, y compris au sein de leurs chaînes d’approvisionnement ;
  • D’établir, de renforcer et de soutenir des programmes sur l’égalité des sexes au sein des transnationales de la Division de la transformation des aliments ;
  • Continuer à lutter pour la conversion des emplois précaires en emplois permanents ;
  • Soutenir les affiliées qui se battent contre le déclin ou la stagnation des salaires ;
  • Encourager et soutenir les activités syndicales en vue de l’amélioration de la santé et sécurité au travail, dont des initiatives politiques visant à renforcer les protections réglementaires ;
  • Éduquer, mobiliser et aider les affiliées à organiser une action politique pour mettre en échec la dynamique financière à l’origine des fusions et acquisitions dans le secteur ;
  • Aider les affiliées à lutter contre les fermetures d’usines, l’externalisation, les délocalisations de la production et le dumping social ;
  • Fournir un soutien constant à la syndicalisation et à la protection des droits des travailleurs-euses migrant-e-s.

Groupe professionnel de l'hôtellerie, de la restauration, du catering et du tourisme

Hôtel d’affaires et de tourisme

  • Soutenir par tous les moyens les activités des affiliées pour établir une forte densité syndicale locale ;
  • Créer des réseaux efficaces au sein d’un nombre croissant des principales marques hôtelières ;
  • Négocier une amélioration des accords de façon à ce que les employé-e-s aient davantage accès et puissent mieux exercer leurs droits à la liberté syndicale et à la négociation collective ;
  • Négocier des accords avec les directions internationales, axés sur des points clés comme le harcèlement sexuel, l’égalité des genres et la diversité, la santé et la sécurité et la limitation des emplois précaires et externalisés ;
  • Négocier avec ces marques une amélioration des normes pour les employé-e-s d’étage correspondant aux objectifs de la campagne mondiale en faveur du personnel d’étage ;
  • Améliorer nos connaissances sur les contrats de franchise, notamment au sujet de l’existence ou non de dispositions contraignantes concernant les droits humains ;
  • Tirer parti des obligations liées aux Principes directeurs de l’OCDE pour obtenir des engagements plus fermes de la part des marques hôtelières concernant leurs responsabilités envers les employé-e-s des établissements franchisés et sous contrat de gestion.

Complexes hôteliers - casinos

  • Améliorer nos connaissances sur les complexes hôteliers-casinos et intensifier les activités de soutien aux luttes et aux actions de syndicalisation des affiliées ;
  • Mettre en place des réseaux actifs de représentant-e-s d’affiliées dans ce secteur et établir des communications transfrontalières régulières ;
  • Coordonner des actions et des campagnes collectives pour résoudre des problèmes communs ;
  • Organiser des actions de solidarité chaque fois que des violations des droits se produisent ;
  • Chercher à conclure des accords avec les principaux acteurs du secteur qui permettent aux travailleurs-euses d’exercer leurs droits à la liberté syndicale et à la négociation collective ;
  • Promouvoir une coordination avec la fédération syndicale internationale soeur UNI qui syndique l’industrie traditionnelle des jeux, en complément des secteurs hôtellerie, alimentation et boissons de l’UITA. Cette coopération aurait pour objet de soutenir les projets de syndicalisation des affiliées dans les complexes hôteliers-casinos.

Restauration collective et services aux entreprises

Des alliances syndicales internationales actives seront mises en place au sein des deux principales STN de la restauration collective et des services aux entreprises, Sodexo et Compass, au moyen d’activités ciblées et avec les objectifs immédiats suivants :

  • Intensifier les échanges d’informations sur les problèmes et les progrès relatifs aux conventions collectives, salaires et conditions d’emploi ;
  • Améliorer notre capacité à fournir un soutien collectif aux luttes de nos affiliés dans ces deux sociétés ;
  • Présenter un front syndical coordonné au plan international aux directions générales de ces deux sociétés ;
  • Obtenir une reconnaissance formelle de la part de la direction générale de Compass ;
  • Négocier, et si nécessaire mener des campagnes pour, des accords sur la prévention du harcèlement sexuel et de toutes les formes de violence sexiste dans le secteur de la restauration collective, des accords qui comportent des positions et des politiques communes basées sur une tolérance zéro de ces pratiques ;
  • Renforcer notre position commune sur la stabilité de l’emploi dans le secteur, dans un premier temps au moyen de recherches internes des affiliées permettant d’établir une plateforme plus solide à partir de laquelle il sera possible d’entamer un dialogue sur cette question avec les deux transnationales.

Dans la restauration aérienne

  • Adapter les objectifs du travail de l’UITA dans la restauration collective concernant les échanges d’informations, le soutien collectif en cas de conflits, l’égalité des genres, la lutte contre toutes les formes de violences sexistes et pour la stabilité de l’emploi de façon à les appliquer à la restauration aérienne ;
  • Forger des alliances syndicales actives au sein des principales transnationales de la restauration aérienne, HNA (le groupe Gate) et LSG Skychefs ;
  • Organiser une réunion avec les affiliées concernées pour développer une stratégie de travail future dans le secteur et déterminer les modalités d’une plus grande coopération avec la Fédération internationale des ouvriers du transport (ITF) ;
  • Approfondir les recherches sur la nature de cette industrie et sur le degré et le genre de représentation syndicale en son sein.

Restauration rapide

  • Définir une stratégie plus large qui soit en mesure d’unifier et de renforcer les travailleurs-euses de la restauration rapide et les syndicats qui les représentent de manière croissante ;
  • Étudier avec les affiliées l’intérêt potentiel de réseaux de représentant-e-s syndicaux-ales spécifiques à chaque société, pour partager les informations et les progrès relatifs à l’accroissement des effectifs syndicaux et au processus de négociation collective au sein de ces sociétés ;
  • Renforcer le réseau international des travailleurs-euses de la restauration rapide parmi les affiliées actives dans ce secteur et améliorer l’échange régulier d’informations entre ces affiliées ;
  • Approfondir les recherches sur les principales chaînes de la restauration rapide et faire en sorte que ces recherches soient largement diffusées et intégrées par les affiliées ;
  • Continuer à cartographier les activités et l’engagement des syndicats dans l’ensemble de ce secteur dans le monde ;
  • Renforcer notre capacité à engager des actions de solidarité concrètes et collectives en soutien des travailleurs-euses de la restauration rapide confronté-e-s à des violations des droits dans le secteur ;
  • Continuer à accroître l’empreinte et la visibilité de la lutte internationale des travailleurs-euses de la restauration rapide dans le monde.

Tourisme

  • Défendre et améliorer les droits syndicaux en travaillant avec des FSI soeurs sur des sujets et projets spécifiques ;
  • Mener des recherches conjointes avec d’autres FSI sur des questions d’intérêt commun (par exemple l’économie de plateformes) ;
  • Promouvoir nos initiatives, faire connaître nos conflits et campagnes, auprès d’ONG et d’autres alliés pour sensibiliser davantage l’opinion publique et réunir un soutien ;
  • Poursuivre le travail au sein des institutions pertinentes pour défendre et améliorer les droits syndicaux en établissant ou en améliorant les normes internationales ;
  • Promouvoir les listes nationales des affiliées sur les hôtels et entreprises équitables, basées sur des critères locaux, dont le respect de la liberté syndicale, l’exercice de la négociation collective, etc. ;
  • Aider les affiliées à développer des critères adéquats et à obtenir et compiler des données ;
  • Continuer à réunir, avec les affiliées, des informations sur l’économie de plateformes et à échanger les exemples de meilleures pratiques légales ;
  • Soutenir toutes campagnes ou actions spécifiques des affiliées visant les sociétés de l’économie de plateformes ;
  • Définir des questions communes pour des actions et campagnes collectives.

Division Viande

La Division de l’UITA pour la viande prendra la tête et coordonnera le travail de syndicalisation des affiliées et la lutte pour des emplois sains, sûrs et bien rémunérés dans le secteur du conditionnement de la volaille et de la viande rouge.

La Division de l’UITA pour la viande développera des stratégies et établira des objectifs de syndicalisation des travailleurs-euses précaires et se battra pour obtenir davantage d’emplois permanents bien rémunérés. Il sera nécessaire, pour enregistrer de nouveaux progrès, de mettre l’accent sur les besoins des travailleurs-euses migrant-e-s et de lutter avec fermeté contre la discrimination.

La division luttera également pour l’égalité des genres et de tous-tes les travailleurs-euses de ce secteur et encouragera la tolérance et le respect pour la diversité.

Une campagne internationale de syndicalisation sera élaborée et lancée afin de relever les normes et les niveaux d'organisation syndicale dans le secteur de la volaille.

La nature de secteur implique de mener des activités spécifiques pour améliorer la santé et la sécurité des lieux de travail et lorsque possible, il conviendra d’attirer l’attention sur les liens entre la santé et sécurité des travailleurs-euses et la sécurité alimentaire. Des ressources seront développées et distribuées aux affiliées pour les aider à protéger les travailleurs-euses contre les bactéries résistantes aux antimicrobiens.

Un groupe de direction de la Division viande sera établi pour :

  • Diriger et suivre le travail de la Division de l’UITA pour la viande ;
  • Chercher à obtenir la reconnaissance de la part de transnationales ciblées de façon à résoudre les conflits sur les droits syndicaux et à créer un espace permettant de syndiquer davantage de travailleurs-euses ;
  • Suivre les progrès de la cartographie syndicale des principales transnationales de la viande et de la volaille ;
  • Encourager les affiliées à partager les informations, dont les conventions collectives actuelles, sur le site web dédié de l’UITA (www.iufcba.org).

Tabac

La proposition du mandat de l’UITA pour le secteur du tabac pour la prochaine période de congrès est la suivante :

  • Renforcer les liens entre les syndicats et les travailleurs-euses de la culture et de la transformation du tabac et ceux-celles de la fabrication des produits traditionnels du tabac et des nouveaux dispositifs de consommation de tabac et de nicotine ;
  • Soutenir la lutte des syndicats de la culture du tabac contre les pratiques d’embauche abusives, les mauvaises conditions de vie et de travail et contre le travail des enfants et ses causes profondes, liées à des systèmes d’agriculture sous contrat et de fermage injustes et des politiques tarifaires abusives ;
  • Promouvoir activement l’Appel à l’action pour les droits humains des travailleurs-euses de la culture du tabac ;
  • Continuer à souligner que les transnationales du tabac ont la responsabilité de veiller au respect des droits humains et syndicaux dans l’ensemble de leurs chaînes d’approvisionnement ;
  • Lutter contre la complicité des sociétés du secteur et des négociants des feuilles de tabac dans les violations des droits humains, dont la négation des droits syndicaux et de négociation collective, par leurs chaînes d’approvisionnement ;
  • Soutenir les activités de coordination des affiliées au niveau régional et au sein des sociétés ;
  • Soutenir les affiliées qui luttent contre les fermetures d’usines et les transferts de production.

Activités de solidarité en défense des droits démocratiques

La défense des droits démocratiques et la lutte pour accroître les moyens de contrôle démocratique dont peuvent disposer les travailleurs-euses et leurs syndicats, sous-tendent tous les aspects du travail de l’UITA, qui continuera à :

  • Défendre le mouvement syndical contre toutes tentatives faites par les gouvernements et les employeurs pour restreindre les droits syndicaux, dont le droit de grève, et pour attenter à l’indépendance du mouvement syndical ;
  • Nouer des alliances stratégiques au sein du mouvement syndical et avec des acteurs de la société civile pour défendre et faire progresser la réalisation de l’ensemble des droits humains et des libertés démocratiques ;
  • Lutter pour inverser l’érosion du contrôle souverain et démocratique et contre le transfert du pouvoir décisionnaire des institutions démocratiques aux sociétés transnationales et à des organismes qui n’ont pas de comptes à rendre, au centre du projet néolibéral ;
  • Lutter activement, à tous les niveaux, avec les organisations syndicales et les mouvements de la société civile qui partagent nos objectifs, pour l’adoption de politiques permettant d’inverser la croissance des inégalités, la concentration des richesses et du pouvoir, la privatisation et la destruction des biens et des services publics, autant de facteurs qui alimentent partout l’émergence d’une droite nationaliste, raciste et xénophobe, fondamentalement hostile aux objectifs et aux valeurs du mouvement syndicale.

Le droit à l'alimentation

Le secrétariat propose de poursuivre le travail sur le droit à l’alimentation selon les axes suivants :

  • Lutter pour des salaires de subsistance pour tous-tes les travailleurs-euses de l’alimentation afin de s’assurer qu’ils-elles et leur familles aient accès à la sécurité alimentaire, en portant une attention particulière à l’amélioration des conditions de vie et de travail des travailleurs-euses de l’agriculture ;
  • Renforcer et élargir le réseau de syndicats soutenant le travail de l’UITA au sein du Comté sur la sécurité alimentaire mondiale des Nations unies ;
  • Accroître la capacité des affiliées de l’UITA à influer sur les politiques nationales relatives à l’utilisation des pesticides et à la sécurité alimentaire ;
  • Continuer à travailler avec les organisations de la société civile, notamment avec les organisations d’exploitations agricoles familiales, qui partageraient nos vues sur la façon de faire en sorte que les ressources alimentaires de la planète soient utilisées pour le bien commun ;
  • Mener des campagnes pour inciter les gouvernements à s’acquitter des obligations qui leur incombent en vertu des traités internationaux, pour garantir que leurs citoyens-nes aient accès à une eau potable, en quantité suffisante et à un prix abordable, en établissant par exemple des organismes nationaux chargés de surveiller et de faire appliquer le droit à l’alimentation et à inscrire ce droit dans les constitutions nationales.

Projets de développement syndical

Soutien aux projets

En coopération avec les secrétariats et les coordinateurs-trices régionaux-ales, 13 nouvelles propositions de projets pour 2018-2022 ont été soumises aux affiliées suédoises et à Union to Union à la fin mai 2017. En ce qui concerne la poursuite de la coopération avec la FES, des discussions sont en cours sur des activités liées aux STN pour un nouveau cycle de trois ans (2018-2020). La coopération future avec d’autres partenaires dépendra de l’évaluation des besoins et des priorités et d’un financement disponible à cet égard.

Au cours de la dernière période de congrès, plusieurs gouvernements ont modifié leur politique de coopération internationale, limitant le nombre de pays pouvant prétendre à un financement, et donnant un soutien accru aux entreprises au détriment des organisations de la société civile, dont les syndicats. L’un des critères retenu est celui du PIB, alors qu’il ne reflète pas le niveau de revenu moyen d’un pays.

Il est donc probable qu’il deviendra de plus en plus difficile à l’avenir d’obtenir un financement pour les projets de développement syndical.

Un financement extérieur pour les syndicats de l’hémisphère sud peut fournir le soutien et l’assistance nécessaires à la croissance et au développement des affiliées de ces régions. Il faut toutefois tenir compte du fait qu’un tel financement, s’il ne correspond pas aux capacités financières propres d’une affiliée, peut potentiellement se traduire par une dépendance excessive envers un financement extérieur et avoir d’autres conséquences. A la suite de discussions approfondies lors des réunions du Comité exécutif, l’UITA se conforme à une politique qui remonte à 1991 concernant le soutien financier aux projets, qui enjoint les affiliées à fournir une contribution significative, que ce soit au plan financier ou en nature, aux coûts des activités de projet et que dans des circonstances ordinaires, le financement extérieur n’excède pas 40 pour cent du budget total d’une affiliée.

Ce principe s’applique également à l’UITA même, dont le revenu extérieur global pour le financement des activités de projet s’établit à moins de 40 pour cent de son propre budget global.