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L’enquête d’un syndicat suisse auprès du personnel d’étage des hôtels Marriott à Zürich révèle des conditions de travail abusives, dangereuses et insalubres

27 July 2018 News
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L’enquête menée par l’affiliée de l’UITA Unia auprès du personnel d’étage des hôtels de la marque Marriott à Zürich – l’une des villes les plus chères au monde – révèle les conséquences brutales de l’externalisation poussée à l’extrême : un rythme de travail effréné et l’exploitation d’une main d’œuvre vulnérable qui se traduisent par des conditions de travail dangereusement insalubres, pour les employé-e-s comme pour les client-e-s, ainsi que par de multiples violations de la convention collective suisse-alémanique pour le secteur du nettoyage qui fixe les conditions légales minimales du travail.

Au moment de l’enquête, le personnel d’étage de 8 hôtels Marriott franchisés à Zürich a indiqué devoir couramment nettoyer jusqu’à 6 chambres par heure. Dans le cas d’un hôtel affichant complet au mois de décembre dernier, 12 employé-e-s seulement étaient responsables de l’entretien de 300 chambres. Le personnel d’étage travaillait régulièrement 12 à13 heures par jour pour effectuer ses charges de travail, ainsi que le week-end. Un seul produit d’entretien puissant était mis à sa disposition pour nettoyer les toilettes, les sols et même les verres à boire, sans avoir d’équipement de protection de base, comme des gants de caoutchouc. Les employées d’étage, qui sont régulièrement exposées aux agressions et au harcèlement sexuels, ne sont pas soutenues par leurs supérieur-e-s hiérarchiques et il n’existe aucun mécanisme pour pallier cette menace constante.

Selon Unia, Marriott ne peut se soustraire à ses responsabilités concernant les épouvantables conditions de travail dans les hôtels de sa marque au prétexte que ces derniers sont franchisés et externaliser les responsabilités en même temps que les tâches d’entretien. Garantir des conditions de travail décentes, et des chambres de qualité pour la clientèle, ne peut se faire qu’en employant directement le personnel d’étage et les autres employé-e-s victimes de la course sans fin vers le bas liée à l’externalisation.

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