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Accord mondial sur l’emploi durable dans les activités manufacturières d’Unilever

20 May 2019 News
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L’UITA, IndustriALL et Unilever ont signé un accord le 10 mai 2019 à Londres qui garantit que les droits de tous-tes les travailleurs-euses des activités manufacturières d’Unilever sont adéquatement protégés contre les incidences potentiellement négatives, en termes de droits humains, liées au recours à des contrats de travail non permanents.  

L’Engagement conjoint sur l’emploi durable dans les activités manufacturières d’Unilever est un accord fondé sur les droits qui reconnaît que « Les contrats de travail temporaires et les relations d’emploi avec des prestataires tiers peuvent toutefois potentiellement priver les travailleurs-euses des protections et des droits énoncés dans la Déclaration de l’Organisation internationale du travail relative aux principes et droits fondamentaux au travail et dans les Principes directeurs de l’OCDE à l’intention des entreprises multinationales ». L’accord énumère les risques de violation des droits humains inhérents à l’emploi non permanent, que les travailleurs-euses soient employé-e-s directement par Unilever ou par l’entremise d’un prestataire tiers. Ces risques portent notamment sur la représentation syndicale et la négociation collective, l’égalité de traitement, l’accès à la sécurité sociale et le droit à un milieu de travail sûr.

L’Engagement conjoint limite strictement le recours aux emplois non permanents dans les usines Unilever et seulement « s’il s’avère nécessaire de soutenir, à court terme et/ou de manière non récurrente, des activités sortant du cadre des activités courantes, sans intention délibérée de recourir à des contrats temporaires pour se soustraire à des contrats de travail permanents ». Les contrats « zéro heure » sont prohibés : l’accord stipule que « Les employé-e-s temporaires seront informé-e-s de leurs horaires de travail suffisamment à l’avance et ne peuvent être d’astreinte sans rémunération, une situation qui les empêcherait d’occuper un autre emploi ».

L’accord prescrit un processus continu de diligence raisonnable en matière de droits humains par le biais d’un engagement et d’un dialogue avec l’UITA et IndustriALL et leurs organisations affiliées, représentant la grande majorité des travailleurs-euses syndiqué-e-s d’Unilever dans le monde. L’accord établit également un cadre de négociation à tous les niveaux sur les répercussions éventuelles du recours aux formes de travail non permanentes dans le cas où les syndicats souhaitent en discuter avec les directions locales. L’évolution de l’emploi et la mise en œuvre de l’accord feront l’objet d’un suivi constant.

De gauche à droite : Valter Sanches, secrétaire général d’IndustriALL, Alan Jope, PDG d’Unilever, et Sue Longley, secrétaire générale de l’UITA, signent l’accord à Unilever House à Londres.

CLIQUEZ ICI pour prendre connaissance du texte de l’Engagement conjoint.